Rémy Martin – Cérémonie d’intronisation de Baptiste Loiseau

Nous l’avions annoncé en Décembre, c’est aujourd’hui officiel.  Baptiste Loiseau est devenu le cinquième maître de chai de la maison Rémy Martin, après André Renaud, André Giraud, Georges Clot et Pierrette Trichet.

Jeudi soir, nous étions présents au Domaine du Grollet pour célébrer l’événement.

Passation de pouvoir chez Rémy Martin

Madame Hériard-Dubreuil, anciennement présidente de Rémy Cointreau et petite fille du maître de chai André Renaud,  a ouvert la cérémonie en remerciant chaleureusement Pierrette Trichet pour ses 38 années de service. « Etre maître de chai de la maison Rémy Martin, c’est travailler pour les générations futures en y mettant toute sa force, son talent et son cœur » a t’elle précisé.

Passation de pouvoir chez Rémy Martin

Ensuite, Pierrette Trichet nous a livré son parcours. En 1976, elle a rejoint le laboratoire de la maison en tant que technicienne responsable d’études. Originaire du pays de l’Armagnac, c’est avec humour qu’elle nous raconte comment elle a « appris à vivre au dessus de la Garonne ». Guidée par sa soif de connaissances, elle a intégré le prestigieux comité de dégustation de la maison en 1993. A partir de ce moment, la dégustation est entrée dans sa vie, sans ne plus jamais la quitter. C’est en 2003, qu’elle a été nommée maître de chai. Il s’agissait alors d’un choix audacieux, puisqu’elle est la première femme à avoir occupé cette fonction au sein d’une grande maison de Cognac.

Jeudi soir, c’est avec une émotion difficilement contenue que Pierrette Trichet nous a parlé de son travail, des relations humaines qu’elle a pu tisser, de son exaltation, de sa passion pour la magie des assemblages. Elle gardera toujours en mémoire son premier assemblage de « Louis XIII » ; venu lui rendre visite pour l’occasion, son prédécesseur lui avait dit « Tu n’as rien changé! ». Se fût pour elle le plus beau des compliments. Outre le fait qu’elle a su perpétuer les qualités existantes, elle peut aussi s’enorgueillir d’avoir créé « Cœur de Cognac », « Centaure de diamant »…

Après avoir remercié la maison Rémy Martin, la maître de chai a déclaré : « J’ai beaucoup reçu, mais j’ai aussi beaucoup donné. Maintenant Baptiste, le temps est venu de parler de toi. » […] « Tu as été repéré pour ta compétence évidente, ton intelligence de cœur et ton intelligence morale. Baptiste, j’ai confiance en toi. Reste exigeant avec les autres comme tu l’es avec toi-même. Renforce le lien avec les viticulteurs avec lesquels nous travaillons. Aie confiance en ton intuition, car tu vas créer les  futurs cognacs de la maison Rémy Martin. »

Pierrette Trichet a conclu son discours en annonçant : « Ce soir je vais être égoïste… Je vais être la première à féliciter Baptise Loiseau, maître de chai de la maison Rémy Martin ! » Face à cette déclaration, au pied des alambics éteints en cette période de l’année, la part des anges a laissé place à une part d’émotion, et Baptiste Loiseau a eu du mal à contenir ses larmes.

Il  a ensuite remercié ceux qui l’ont accompagné et tout particulièrement Pierrette Trichet pour tous les moments de complicité qu’ils ont vécu depuis son arrivée dans l’entreprise fin 2010. A la fin de son discours, il nous a confié : « J’espère qu’à mon tour, lorsque je réaliserai le prochain Louis XIII, Pierrette viendra et me dira : tout va bien Baptiste, rien n’a changé. »

C’est Eric Vallat, nouveau directeur général de Rémy Martin, qui a clôturé la cérémonie. Venu du monde de la mode, il dit avoir été fasciné par cette alliance de « talent et humilité » qui caractérise si bien les maîtres de chai. « Vérité et style » s’exclame-t-il. « Chez Rémy Martin, rien n’est artificiel, tout est vrai ! Tout change, rien ne change ».

Cette sympathique soirée s’est prolongée autour d’un cocktail dinatoire dans une ambiance décontractée et familiale qui correspond tout à fait au style Rémy Martin.

Passation de pouvoir chez Rémy Martin

Bravo Pierrette ! Félicitations Baptiste!

CGA Paris 2014 – commentaires officiels des Cognacs et Pineaux primés!

paris cgaLe Concours Général agricole Paris 2014 a rendu son verdict. Voici la liste des producteurs charentais primés dans les catégories Cognac et/ou Pineau des Charentes. Pour mieux vous informer, nous avons contacté tous les lauréats afin d’obtenir et relayer les commentaires officiels des juges (en avant première)!

médaille-orCognac De Luze VSOP Fine Champagne. Producteur: Cognac de Luze SAS (16130 ANGEAC-CHAMPAGNE). Année: 2007. TAV: 40% vol. Volume: 143hL.

Médaille d’Or : « Bonne densité, fin, nez distingué, féminin, harmonieux. »

médaille-orCognac VSOP Domaine de Birius. Producteur: EARL Bouyer (17800 BIRON). Année: NC. TAV: 40% vol. Volume: 6.5hL.

Médaille d’Or : « Très belle eau de vie, complexe, équilibrée, élégante. »

médaille-argentCognac VSOP Joan BRISSON. Producteur: Joan Brisson (17160 MATHA). Année: 2001. TAV: 40% vol. Volume : 7.73hL.

Médaille d’Argent : « Grande finesse et bonne longueur en bouche. »

médaille-bronzeCognac Grande Réserve S. Lascaux. Producteur: EARL des Renfermis (16720 SAINT-MEME-LES-CARRIERES). Année: 2000. TAV: 40% vol. Volume : 17hL.

Médaille de Bronze : « Joli cognac, charmeur et gourmand, assez franc et rond. Belle finale. »

  •  Cognac AOC XO

médaille-orFamille Drouet Cognac XO. Producteur: Michel et Françoise Drouet (17800 COULONGES). Année: 1972, 1980, 1987. TAV: 42% vol. Volume: 261.7hL.

Médaille d’Or : « Fruits secs, abricot, bonne structure, riche, longueur en bouche. »

médaille-or Cognac Petite Champagne Très vieille réserve de la famille Estève. Producteur: Jacques Estève (17520 CELLES). Année: 1979. TAV: 40% vol. Volume: 5hL.

Médaille d’Or : « Elégant, très fruité, jasmin, bouche puissante, riche et bonne longueur. »

médaille-orTrès vieux cognac Henri Geffard. Producteur: Henri Geffard (16130 VERRIERES). Année: NC. TAV: 40% vol. Volume: 46hL.

Médaille d’Or : commentaire NC.

médaille-orCognac Borderies XO Domaine du Puits Faucon. Producteur: SCEA Domaine du Puits Faucon (17770 BURIE). Année: 1992. TAV: 40% vol. Volume: 7.5hL.

Médaille d’Or : commentaire NC.

médaille-argentCognac XO Joan BRISSON. Producteur: Joan Brisson (17160 MATHA). Année: 1995. TAV: 40% vol. Volume : 6.4hL.

Médaille d’Argent : « Beaux équilibres, bonnes persistances, bonne finesse. »

médaille-argentCognac Excellence Hors d’Age Grande Champagne Saunier Jean Claude. Producteur: Jean Claude Saunier (16130 SEGONZAC). Année: 1971. TAV: 41% vol. Volume : 3hL.

Médaille d’Argent : « Intense. Harmonieux. Un peu trop doux mais riche et longueur intéressante. »

  • Pineau des Charentes blanc AOC

médaille-orPineau blanc Château Bellevue. Producteur: Arrivé Jean-Guy et Bruno SAS (17260 VIROLLET). Millésime(s): 2011. Cépage(s): Ugni blanc/Colombard. Volume : 600hL.

Médaille d’Or : « Nez bien développé avec de la rondeur. Le palais est bien équilibré et harmonieux. Finale très longue. »

médaille-argentPineau blanc Famille Drouet. Producteur: Michel et Françoise Drouet (17800 COULONGES). Millésime(s): 2005/2007/2009. Cépage(s): NC. Volume : 25hL.

Médaille d’Argent : « Très belle présentation un peu fermée au début, qui s’ouvre sur une belle palette aromatique. Fin légère, mais présence en bouche très fruitée , poivrée , très longue. »

médaille-argentPineau blanc Domaine de Birius. Producteur: EARL Bouyer (17800 BIRON). Millésime(s): 2010. Cépage(s): Ugni blanc. Volume : 37hL.

Médaille d’Argent : « Brillant, fin, élégant, une très belle acidité en bouche, fruits blancs, poire, pomme granny, finale longue dans la même tonalité. »

médaille-argentPineau blanc Moreau. Producteur: EURL Moreau (16250 BECHERESSE). Millésime(s): 2010/2011. Cépage(s): Colombard/Montils. Volume : 28.4hL.

Médaille d’Argent : « Produit équilibré, harmonieux, bon produit. Manque de longueur en bouche. »

médaille-argentPineau blanc Reynac. Producteur: H. Mounier SA (16100 COGNAC). Millésime(s): 2011. Cépage(s): Ugni blanc/Sauvignon. Volume : 5hL.

Médaille d’Argent : commentaire NC.

médaille-argentPineau blanc « Tradition » Le Plantis des Vallées. Producteur: SCEA Le Plantis des Vallées (17490 MACQUEVILLE). Millésime(s): 2009. Cépage(s): Ugni blanc. Volume : 50hL.

Médaille d’Argent : « Bonne intensité au nez et en bouche, bon équilibre, finesse, légèrement évolué. »

  • Pineau des Charentes blanc vieux AOC

médaille-argentVieux Pineau blanc Domaine de Landon. Producteur: Stéphane Aupit (16120 BASSAC). Millésime(s): 2006. Cépage(s): Ugni blanc. Volume : 20hL.

Médaille d’Argent : commentaire NC.

médaille-argentVieux Pineau blanc Marc Dubois. Producteur: Marc Dubois (17800 COULONGES). Millésime(s): 2004. Cépage(s): Ugni blanc/Colombard. Volume : 10hL.

Médaille d’Argent : « Belle couleur ambrée. Nez intense : écorce d’orange, miel, orange amère. Très long en bouche, soutenu par une belle acidité. »

  • Pineau des Charentes blanc très vieux AOC

médaille-orTrès Vieux Pineau blanc Quétier. Producteur: SCEA Quétier (16120 BASSAC). Millésime(s): 1999. Cépage(s): Ugni blanc. Volume : 53hL.

Médaille d’Or : « Bon boisé, très fruité, bon équilibre en bouche, avec de la longueur. »

  • Pineau des Charentes rosé/rouge AOC

médaille-orPineau rouge Domaine de Birius. Producteur: EARL Bouyer (17800 BIRON). Millésime(s): NC. Cépage(s): Merlot/Cabernet franc. Volume : 19.2hL.

Médaille d’Or : « Belle couleur, fraicheur, nez puissant, bouche forte et complexe.

médaille-orPineau rosé Moreau. Producteur: EURL Moreau (16250 BECHERESSE). Millésime(s): 2010/2011. Cépage(s): Merlot/Cabernet franc. Volume : 25.2hL.

Médaille d’Or : « Bien équilibré, bonne amplitude en bouche, harmonieux. »

médaille-orPineau rosé Veuve Baron et fils. Producteur: SCEA Vignobles Baron (16370 CHERVES-RICHEMONT). Millésime(s): 2006/2011. Cépage(s): Merlot. Volume : 34.2hL.

Médaille d’Or : commentaire NC.

médaille-argentPineau rosé Vignobles Morandiere. Producteur: Vignobles Morandiere (17150 SAINT-GEORGES-DES-AGOUTS). Millésime(s): 2010/2011. Cépage(s): Merlot/Cabernet sauvignon. Volume : 8hL.

Médaille d’Argent : commentaire NC.

médaille-argentPineau rosé Drouet & fils. Producteur: SARL Drouet et fils (16130 SALLES-D’ANGLES). Millésime(s): 2010. Cépage(s): Merlot/Cabernet franc/Cabernet sauvignon. Volume : 21hL.

Médaille d’Argent : « Belle couleur claire, nez agréable, léger fruité, longueur en bouche remarquable. »

  • Pineau des Charentes rosé/rouge vieux AOC

médaille-argentVieux Pineau rosé Groussin « Réserve Privée ». Producteur: WG Spirits & Wine (17610 CHERAC). Millésime(s): NC. Cépage(s): Merlot. Volume : 34hL.

Médaille d’Argent : « Belle longueur en bouche. Chaleureux. Bon équilibre. »

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Félicitations à tous les producteurs!

Créé en 1870, le Concours Général Agricole a pour ambition de sélectionner et de primer les meilleurs produits du terroir français. Parce qu’il est organisé sous le contrôle de l’Etat français et obéit à un processus rigoureux de sélection, il est reconnu pour son impartialité et la valeur des résultats.

Cognac L’artisan – nouveau joyau d’un héritier bijoutier

Une nouvelle marque de Cognac est née… Evan Yurman, héritier du célèbre bijoutier David Yurman, s’est associé avec Nicolas Palazzi pour créer l’Artisan. L’idée est de proposer aux consommateurs de rares eaux-de-vie sous leur forme « la plus pure ».

La première expression de la gamme est simplement nommée « Nº50 ; seulement 485 bouteilles sont disponibles, au prix de 1500$ l’unité. Ce cognac date du début des années 60 et titre 43.6%.

Sources : supercompressor.com, justluxe.com

Bisquit à la reconquête des marchés

bisquit-logoFondée en 1819, la Maison Bisquit était quelque peu tombée dans l’oubli ces dernières années. N°3 du Cognac dans les années 50, elle avait progressivement été reléguée à la onzième place du classement. Il faudra attendre son rachat par le groupe sud-africain Distell pour inverser la tendance.

Un souffle de renouveau agite désormais la marque au griffon qui affiche une croissance à deux chiffres depuis 2009, passant ainsi de 45 000 caisses de 12 bouteilles en 2008 à plus de 100 000 caisses cette année. L’objectif est de tripler ce volume pour atteindre les 300 000 caisses d’ici à 2020. Il s’agit de pousser les ventes sur les terres d’élections (France, Bénélux, Suisse, Russie), mais également en Asie et en Afrique où Bisquit enregistre de belles performances.

Le groupe Distell a de l’ambition et il s’en donne les moyens. A partir de l’achat de la marque, il a fallu tout recréer.

Vincent Chappe, président de Bisquit, a été le premier embauché. C’est avec émotion qu’il se souvient des entretiens d’embauche successifs effectués dans un bistrot, dont celui du maître de chai Denis Lahouratate (ancien de Léopold-Gourmel). En tout, 22 emplois ont été créés. L’équipe s’est installée, 18 mois plus tard, en plein cœur de la ville de Cognac, dans un château de 1000 mètres carrés magnifiquement rénové et un terrain de 1.5 hectares converti en site de production-expéditions.

bisquit-chateau

En parallèle, un achat massif d’eaux-de-vie de Cognac a été entrepris. Le stock ainsi constitué est un outil nécessaire à l’expansion de la marque qui veut être autonome sur l’ensemble des qualités commercialisées VS (50% des volumes), VSOP (30%), Prestige (10%), XO (10%). Investir dans le monde du Cognac, c’est investir à très long terme. Les sud-africains de chez Distell l’ont bien compris. A l’heure actuelle, la Maison met en stock 3 fois plus que ce qui est vendu ! Elle se base sur des prévisions allant jusqu’à 2035.

Lors de ma visite chez Bisquit, j’ai pu constater que l’objectif d’un stock quantitatif ne se fait pas au détriment de la qualité.

Les eaux-de-vie rassises (=âgées) ont été sélectionnées avec soin par le maître de chai. J’ai eu la surprise et le plaisir d’échantillonner quelques fûts avec lui, dont un vénérable 1947 que je garderai longtemps en mémoire pour ses notes savoureuses de coing et de rhubarbe. La valse des arômes du Cognac ne cessera jamais de m’étonner.

Concernant les eaux-de-vie nouvelles, Denis Lahouratate a mandaté plusieurs distillateurs et développé une méthode particulièrement intéressante pour obtenir un cognac rond, généreux, au bouquet profond et riche. Cette technique sera détaillée prochainement dans un article dédié à la distillation charentaise…

Aujourd’hui, les résultats sont encourageants puisque la maison Bisquit vient d’être primée pour la cinquième année consécutive  au International Wine & Spirit Competition 2013, recevant une médaille d’argent pour ses VS, VSOP, Prestige et XO.

bisquit

Face à tant de succès, le maître de chai désire proposer de nouvelles expériences aux consommateurs de Bisquit.

Les points évoqués :

  • L’envie de travailler avec un maître chocolatier pour proposer des accords cognac-chocolat.
  • Une coupe d’Extra, mariage d’eaux-de-vie de 1988 à 1947, qui devrait être commercialisée prochainement.
  • Une carafe d’exception pour fêter le bicentenaire de la marque en 2019. (Etant donné que le musée de la céramique de Limoges a été créé par un membre de la famille Bisquit, je parierai pour une carafe en porcelaine de Limoges. Affaire à suivre !)

A très long terme, car il faut laisser le temps au temps… :

  •  Une série limitée de moins de 1000 bouteilles présentant les dernières et premières eaux-de-vie du millénaire (distillées le 31 décembre 2000 et le 1er Janvier 2001).
  • Des Cognacs millésimés ou multi-millésimés (voir réglementation); depuis la récolte 2011, un représentant assermenté du BNIC vient sceller quelques barriques chaque année dans cet objectif.

Meukow « de l’ambre à la lumière »

Fondée en 1862, la Maison Meukow a célébré ses 150 ans en 2012 et inauguré, à cette occasion, un espace de travail et d’accueil situé en plein cœur de la ville de Cognac ; un circuit de visite « de l’ambre à la lumière », entouré de chais et bureaux. En Charente, qui n’a pas entendu parler de cet investissement colossal de plus de 2 millions d’euros réalisé par la famille Coste ?

meukow

Dans une interview effectuée en 2010 par le Journal Sud-Ouest, le dirigeant de la maison familiale annonçait : « Nous pourrions attirer entre 3 000 et 4000 visiteurs par an. Plus que la quantité, ce qui nous anime, c’est l’envie de surprendre. »

La surprise? Je l’ai expérimentée la semaine dernière en visitant pour la première fois ce circuit touristique. La maison Meukow, en sa qualité de négociant, ne possède pas de vignoble et la visite proposée est originale. Peu d’explications sont données sur les crus du vignoble et la distillation charentaise. L’idée est de susciter l’émotion chez le spectateur. J’ai été transportée par la magie et la beauté des lieux. Les bâtiments superbement rénovés étaient sublimés par la mise en scène de l’univers Cognac Meukow.

meukow-cognac

Au plaisir des yeux, il convient d’ajouter celui des papilles. La visite s’est prolongée par la dégustation de 3 produits puis d’un déjeuner au restaurant «  Chai Meukow ».

* Meukow VSOP Superior Cognac

  • Age : 12-15 ans
  • Crus : Fins bois en majorité, Petite et Grande Champagne
  • Notes : Doux et agréable. Boisé délicat. Très facile à boire, ce VSOP présente un caractère fruité (fruits à noyau joliment mûris) sur fond d’épices douces (vanille, cannelle).

* Meukow VS Vanilla Cognac

  • Description : Un assemblage de Cognac et d’arômes naturels de vanille.
  • Notes : Parfum envoûtant de fleurs de vanille et d’hibiscus. La bouche, légèrement trop sucrée à mon goût, révèle des saveurs exquises de crème brûlée au caramel.

* Meukow Xpresso Liqueur

  • Description : Un assemblage de Cognac et d’arômes naturels de café.
  • Notes : N’étant pas une consommatrice de café, j’ai été agréablement surprise par l’harmonie de cette liqueur. A conseiller pour les adeptes du café au cognac en fin de repas, et pour les autres aussi 😉

Bien entendu, ces impressions n’engagent que moi et je vous encourage à déguster ces produits, découvrir les lieux et poster vos commentaires !

La marque à la panthère souhaitait se différencier des circuits des autres maisons de négoce (Rémy-Martin, Hennessy, Martell, Château Otard,…). Je pense qu’elle a réussi son pari.

Cognac-Expert.com en invité spécial & Les viticulteurs partenaires de la Maison Rémy Martin s’offrent leur part des anges

Il y a quelques jours, la 8ème édition de la Part des Anges, vente aux enchères de cognacs d’exception, s’est tenue au Château de Brillac à Foussignac (Charente).

Lors de cette vente enchère, Sophie et Max, les créateurs de Cognac-Expert.com, étaient invités par le Bureau National Interprofessionnel du Cognac.

Ils ont été émerveillés par l’ambiance et le succès de l’évènement, mais également très surpris de recevoir le « Cognac Award 2013″l!! En effet, le Président du BNIC, Monsieur Morel et la Directrice, Madame Le Page, ont tenu à les remercier pour leur implication remarquable en faveur du Cognac.

Cette soirée marque un succès pour notre blog dont les versions anglaise, chinoise, allemande et française sont de plus en plus lues. Cela fait maintenant 4 ans que nous partageons avec vous notre passion pour le Cognac. Merci!

Comme prédit précédemment, cette année les records se sont envolés vers d’autres cieux; la vente a récolté 175.450€, grâce notamment au Louis XIII Jeroboam Rémy Martin estimé 20.000€ et acquis pour 32.000€ !

Cette enchère surpasse les 16.000€ atteints par la bouteille Rémy Martin « Coupe Shangaï » en 2010. Elle explose également le record pour un lot, qui avait été établi par Martell à 21.000€ en 2012.

Représentée par Alain Baudin, c’est « Alliance Fine Champagne », la coopérative d’apporteurs de Rémy Martin réunissant plus de 1000 viticulteurs, qui a remporté la mise. Il s’agit là d’une belle marque de confiance de la part des livreurs envers la marque au Centaure.

Martell nous révèle son Caractère

La Maison Martell vient de lancer un nouveau Cognac, prénommé « Martell Caractère ». C’est un nouvel assemblage qui sera commercialisé en exclusivité aux Etats-Unis et plus particulièrement en Californie. Cette bouteille rend hommage au fondateur Jean Martell.

Ce Cognac sera consommé de façon décomplexée, sur glace ou en cocktail. Nous assumons donc qu’il s’agit d’un jeune cognac – l’étiquette ne donne aucune indication d’âge : est-ce un VS ou un VSOP ? Voici les premières images du packaging.

Les derniers chiffres d’exportations font apparaître une augmentation importante pour la qualité VSOP aux Etats-Unis. Dans ce contexte, « Caractère » serait la réponse de la Maison Martell face aux Cognacs des concurrents tels que Rémy Martin. Quel est le prix de vente de ce nouveau « Caractère » ? Nous ne le connaissons pas encore, mais nous le saurons bientôt !

Apparemment, ce cognac serait une création unique, distillé selon la méthode originelle imaginée par Jean Martell et utilisée depuis 300 ans. Unique également est le fait que les raisins mis en œuvre pour la production proviennent exclusivement des vignobles de la Maison (Domaine Jean Martell). Créé par le maître de chai Benoît Fil, ce Cognac offre des notes d’« agrumes, zeste de mandarine, cannelle et clou de girofle ».

Le lancement inclue la première d’un court-métrage réalisé par Andy Garcia. Le film complet sera lancé en Février 2014.

Les Cognacs Hine deviennent Français!

Pour son quart de millénaire (250 ans d’existence), la Maison Hine, basée à Jarnac, vient de s’offrir de nouveaux propriétaires. Ce sont les descendants de la célèbre famille de marchands de vin Nicolas (dont la chaîne de cavistes avait été rachetée par le groupe Castel en 1988) qui ont remporté la bataille.

D’après le journal Sud-Ouest, les candidats étaient nombreux. Parmi eux, il est intéressant de noter des étrangers chinois, les grandes maisons Hennessy et Rémy Martin, mais également Campari et EPI (jeune propriétaire des Champagnes Piper-Heidsieck).

Après des mois de négociation, la vente est finalement conclue. Le montant de la transaction est pour l’instant tenu secret, mais, d’après le journal Charente Libre, la somme serait comprise entre 40 et 60 millions d’euros. Cette vente concerne les marques Hine et Monnet, des réserves ancestrales et un domaine de 120 hectares en Grande Champagne, dont 70ha de vignes.

François Le Grelle, directeur de Hine depuis dix ans, est ravi : « C’est une société qui, on le sait, va défendre la boutique, elle va préserver le personnel [23 salariés] et consolider Hine ».

L’achat du vignoble français par les étrangers ; quand les soupçons planent…

Comme reporté par Anne-Sylvaine Chassany du Financial Times, les autorités françaises s’interrogent face aux récentes acquisitions de vignobles par les investisseurs étrangers. En effet, les investigations menées ont fait apparaître l’utilisation de montages juridiques complexes de sociétés en cascades installées dans des pays à fiscalité privilégiée, qui se portent acquéreuses de domaines vitivinicoles.

Vignes

Vignes

Dans son dernier rapport, Tracfin, le service anti blanchiment du ministère des Finances, vient de publier une note d’avertissement : « Eu égard à la complexité des montages juridiques élaborés pour procéder au rachat de domaines vitivinicoles, l’identification du bénéficiaire effectif et l’origine des fonds peuvent être difficiles à établir. Ce faisceau d’indices auquel doit être ajouté l’importance des montants mis en jeu pour le rachat de domaines présentant souvent des déficits d’exploitation importants, doit inciter […] à une vigilance accrue. »

Tracfin, qui dépend des notaires, banquiers et juristes pour traquer les blanchiments d’argent, aurait reçu des alertes concernant des investisseurs russes, chinois et ukrainiens. Ni noms, ni chiffres ne sont donnés. On parle ici d’une tendance. Un cas particulier est donné pour illustrer la gravité des faits : « une holding chypriote détenue par une société écran basée dans un pays à fiscalité privilégiée, appartenant à une personne physique de nationalité russe qui apparaît comme étant,  in  fine, le bénéficiaire effectif de cet investissement. »

Ces dix dernières années, la hausse des exportations de vin et cognac vers des pays émergents, tels que la Chine, a alimenté une demande pour les vignobles français par les nouveaux riches. Les ventes sont en plein boom. Spécialiste de la vente de propriétés, Karin Maxwell, explique que ces nouveaux investisseurs ont parfois une approche différente : « Ils cherchent à s’immiscer dans les transactions et réclament des commissions illégales, en liquide ou payées à l’étranger. »

Les investisseurs chinois ont ciblé Bordeaux, où ils ont déjà repris une quarantaine de châteaux (parmi 8000 dans la région), dont le Saint-Emilion Grand Cru Classé Bellefont-Belcier. Les russes se sont concentrés sur Cognac, plus au Nord, où ils ont acheté sept domaines, parmi plus de 5000, pendant ces 8 dernières années. Selon Paul Hosteing, agent immobilier chez Quatuor Transactions, des investisseurs étrangers sont attirés par la vente de la Maison de Cognac Hine qui, âgée de 250 ans, est l’un des plus gros vignobles cognaçais avec 120 hectares.

Bien que peu nombreux, ces nouveaux arrivants ont tendance à rechercher des domaines de taille importante. Dans une industrie jusqu’à présent majoritairement dominé par des groupes familiaux français, ils font souvent monter les prix. En conséquence, peu de producteurs français peuvent renchérir et ainsi agrandir leurs propriétés.

Jacky Chat, producteur de cognac en Fins Bois, aurait fait face à une opposition locale l’année dernière, au moment de la vente de son vignoble de 110 hectares au groupe russe Ladoga. Une transaction qui aurait été examinée par Tracfin, dit-il.

Ladoga, qui a proposé 3 fois plus que les offres d’achat locales, a conservé les emplois existants et moderniser le domaine. Cette solution convient parfaitement à Monsieur Chat qui n’aurait pas trouvé de successeur convenable au sein de sa famille.

Source : FT

Giorgio Gucci Cognac : Une collection « privée » à 18 millions de dollars!?

Personne ne peut nier qu’il existe des Cognacs très haut de gamme sur le marché. « Louis XIII » de Rémy Martin ou encore « Beauté du Siècle » par Hennessy sont des exemples flagrants d’eaux-de-vie d’exception aux prix exorbitants.

Cependant, en 2010, lorsque nous avions reporté le lancement de la Collection Cognac Gucci (complimentant la gamme de la marque italienne de prêt-à-porter de luxe du même nom), nous ne pensions pas que ses créateurs l’auraient estimée à ce niveau.

En effet, ils ont l’intention de vendre la totalité de la collection (5700 bouteilles) en tant que lot unique pour la modique somme de 18 millions de dollars…

C’est un montant incroyable pour une collection qui n’aurait vendu que 300 bouteilles en 3 ans !

A l’origine, la collection comprenait 4000 bouteilles de qualité X.O. (Giorgio G X.O.) et 2000 bouteilles de qualités supérieures (Giorgo G Grand Cru et Giorgio G Special Limited Edition). Aucune information supplémentaire, concernant le producteur et le cru, n’avait été communiquée.

Les Cognacs étaient présentés dans de jolies carafes… standard qui sortaient difficilement de l’ordinaire. Quant au positionnement marketing, il semblait étrange et en décalage avec la réalité. Les images utilisées étaient bien trop éloignées des publicités à succès d’aujourd’hui. Un vieil homme tenant un verre de Cognac  – en bref, cette communication aurait pu être efficace si la campagne avait eu lieu au début du 20ème siècle…

Nous n’avons jamais pu obtenir plus d’informations sur ce Cognac et encore moins le déguster. Il est sûrement très bon – mais à plus de 3000 dollars la bouteille, nous demandons à être convaincus.

Rudes? Peut-être. Il serait intéressant d’être corrigé par quelqu’un impliqué avec Giorgio G Cognac. Attendons de voir ce qu’il en ressort …