Léopold Gourmel: Cognac Attitude

Un Cognac de haute qualité, une réputation hors norme, de faibles volumes, un nom évocateur… Qui suis-je ? Je suis la Maison Léopold Gourmel, fondée en 1972.

Viticultrice à Cognac, je connaissais la marque de renom, mais n’avais, jusque là, jamais eu l’occasion de la déguster. La semaine dernière, à Genté (Charente), un rendez-vous avec Olivier Blanc, créateur et unique propriétaire de la marque, m’a permis de combler mes lacunes.

Gourmel Attitude

Respect des équilibres naturels

Les Cognacs Gourmel sont élaborés dans le respect des équilibres naturels, afin d’obtenir un Cognac moderne, frais, riche et élégant :

Les vins distillés proviennent des plus vieux sous-sols de la région, dont les strates perturbées permettent aux racines de la vigne de s’établir en profondeur, donnant ainsi des vins expressifs. Ils sont issus du cru des Fins Bois, qui constitue le plus vaste ensemble de production de la région cognaçaise et encercle les trois premiers crus. La qualité des sols y est très hétérogène. C’est donc une zone spécifique qui a été retenue; un triangle vallonné situé entre Hiersac, Blanzac et Chateauneuf-sur-Charente.

De la taille aux vendanges, en opposition avec certaines conceptions régionales, tout est raisonné pour favoriser la concentration des raisins  en arômes et en sucres, et non leur quantité. La Maison Gourmel n’a pas peur des vins à fort degré alcoolique !

La distillation n’intervient que lorsque les vins ont atteint leur apogée au cours de leur élevage sur lies (=dépôts naturels), c’est-à-dire lorsqu’ils ne gagnent plus en volume et en gras, et que leur corpulence est à son maximum.

La distillation est une expérience sensorielle qui s’étire en longueur (avec une coupe à 40-50% au lieu des 60% traditionnels) pour atteindre l’excès de gras nécessaire à l’obtention d’eaux-de-vie riches et naturellement onctueuses.

Le vieillissement s’effectue dans des fûts de chênes centenaires réputés pour leurs grains fins. Olivier Blanc utilise 30% de bois neuf non toasté ; ce pourcentage est très élevé pour la région, mais la qualité du bois fait qu’il apporte de la structure sans couvrir les arômes fruités et floraux.

Les Cognacs sont « dressés » pendant 4-5 ans, selon le principe de l’ « accordéon ». Tous les 6 mois, l’eau-de-vie est pompée/mariée dans une cuve, puis redistribuée dans les barriques dont elle provient ; cette opération se renouvelle autant de fois que nécessaire pour l’harmonisation parfaite du millésime. Par la suite, les Cognacs continuent leur « élevage » en fûts; ils sont suivis tous les ans avec beaucoup d’attention, et guidés jusqu’à leur mise en bouteilles.

Par évaporation, le Cognac perd chaque année en volume et en degré, mais il faudrait plus d’un siècle de vieillissement sous bois pour qu’il descende naturellement de 70% à 40% d’alcool. Il est donc nécessaire de pratiquer une réduction (=adjonction d’eau parfaitement neutre). Léopold Gourmel a constaté que de l’eau sur le cognac, le faible sur le fort, crée une « saponification » produisant des odeurs de savon. Par contre, le cognac sur l’eau, le fort sur le faible, donne une « estérification » qui révèle les arômes. A partir de la 5ème année, Léopold Gourmel part de son millésime, encore à 66/68°, et verse le fort sur le faible pour créer 2 lots : le millésime fort à 55° et le faible à 25°. Au fil des années, ce dernier gagnera en degré pour arriver à 40, 41, 42, 43 ou 46°. La réduction laisse ici place à l’ « alcoolise » ; n’ayant jamais fait une telle expérience, je ne peux contrôler l’exactitude de ces propos, mais il est certain que le mot « alcoolise » est un terme plus flatteur, donc moins réducteur. Il est également avéré qu’un processus progressif d’adjonction d’eau est nettement plus qualitatif qu’un ajout brutal !

Gourmel Attitiude

Avant la mise en bouteilles, la filtration à froid permet d’améliorer la brillance du Cognac, mais elle peut entraîner la perte de certains composés aromatiques. Olivier Blanc a banni ce procédé au profit d’une filtration douce qui préserve les qualités intrinsèques du produit.

Chaque cuvée Gourmel est certifiée sans mélange de crus ou d’années. Pour préserver la pureté des arômes originaux, les millésimes ne sont pas assemblés, contrairement à la pratique traditionnelle.

Dégustation

Après avoir longuement discuté du formidable travail effectué par l’équipe Gourmel, j’ai eu le plaisir de déguster l’ensemble de la gamme dans… la salle d’attente ! Non, non, ce n’est pas une salle austère remplie de magazines dépassés d’un an ; c’est un chai à barriques où les Cognacs patientent sagement avant l’opération mise en bouteilles.  Pour la dégustation, Olivier Blanc a donc prélevé le Cognac directement à la source.

Les Cognacs signés Léopold Gourmel sont nommés en fonction de leur vieillissement et de leur tendance aromatique. Leur niveau de qualité s’exprime en carats, suivant une dénomination que chacun peut interpréter : Premières saveurs (6 carats), Age du Fruit (10 carats), Age des Fleurs (15 carats), Age des Epices (20 carats), Quintessence (30 carats). Cette approche pédagogique permet à chacun de choisir facilement un Cognac pour son goût et non son étiquette ou son flacon.

« Bio attitude » VSOP certifié 100%

J’ai pour habitude de dire que le Cognac est intéressant à tous les âges. Pourtant, j’ai été surprise par ce jeune VSOP ; la valeur n’attend pas le nombre des années. Beaucoup de fraîcheur, de délicatesse, de finesse ! La robe est jaune pale aux reflets or. Au nez, des saveurs douces et harmonieuses de fruits acidulés, voire gorgés d’eau (raisin, pastèque, pamplemousse) se mêlent à des notes florales exotiques de vanille et d’hibiscus (apportées par un vieillissement avec 20% de bois neuf). Au palais, le Cognac est agréable, printanier.

Gourmel Attitiude

 « Premières saveurs » VSOP 6 Carats – 40% abv

Monsieur Blanc est très fier de cette expression qu’il surnomme affectueusement « Le P’tit Gourmel ». Ce VSOP a le même âge que Bio attitude, la même robe jaune pale, mais son caractère est très différent. C’est un Cognac plus masculin ; c’est sans doute pour cela qu’il me correspond moins.  Encore dans la phase prise de bois, sa finale est légèrement astringente (en opposition au reste de la gamme). Très parfumé, ce Cognac s’accordera parfaitement avec un expresso ! Il saura également mettre en valeur vos meilleurs cocktails.

« Age du fruit » XO 10 Carats – 41% abv

Plus onctueux, plus structuré, le Cognac s’est affiné avec l’âge. Sa robe arbore désormais une teinte or pale. Son goût est agréable, fruité et finement boisé ; truffe, noisette, pêche, abricot, fruits confits, orange, coing, … Monsieur Blanc le recommande « après des grands vins blancs, de la viande blanche, de beaux poissons, ou pour accompagner un repas asiatique ».

« Age des fleurs » Extra 15 Carats – 42% abv

Avec cet Extra à la robe jaune paille, l’expression « bouquet aromatique » prend tout son sens ! Je ne pense pas avoir dégusté, à ce jour, un Cognac avec une telle complexité florale. Quelle explosion ! Rose, Lilas, Fleur de Vigne, Jasmin, Chèvrefeuille… On en oublierait presque les fruits, pourtant présents mais dominés par la promenade fleurie. L’âge des fleurs est surprenant, riche et délicat à la fois, avec une longue finale.

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« Age des épices » Extra 20 Carats – 43% abv

Avec le vieillissement, la couleur évolue vers des teintes ambrées. Ce Cognac est, comme son nom l’indique, épicé : clou de girofle, poivre, musc, chocolat blanc, gingembre… La bouche est agréable et chaleureuse ; une attaque corsée d’épices, une vivacité poignante qui s’estompe lentement ! Cet Extra, sera très apprécié en Hiver, avec un repas généreux, mais c’est également « un régal avec du chocolat noir très pur ».

 « Quintessence » 30 Carats – 42% abv

Magnifique eau-de-vie ambrée. Quel montant !  Quelle fraicheur ! (Rancio peu marqué) Une minéralité subtile et des parfums concentrés de fruits, de fleurs et d’épices, réminiscence des différents âges passés.  Quintessence me fait penser à un grand liquoreux avec son moelleux intense, sa rondeur, ses notes de fruits confits, de coing, de pâtisserie, de chèvrefeuille, d’épices douces… Ce très vieux Cognac est remarquable ; il a gardé sa fraîcheur et présente un gras incomparable, tout en restant équilibré.  C’est l’essence même du style Gourmel. Pour Olivier Blanc, « dans un univers du cognac où le goût a très peu changé depuis le XIXème siècle, Quintessence est [sa] vison d’un cognac exceptionnel de notre époque, inspirée par [son] admiration pour les grands millésimes des 1er Cru de Bordeaux ».

Au plaisir des papilles s’ajoute le plaisir des yeux… Le verre transparent permet d’admirer la couleur naturelle du Cognac. Le packaging a récemment évolué : Les carafes sont toujours aussi distinguées et élégantes. Les bouteilles sont toujours aussi belles, modernes et épurées. Plus lourdes qu’auparavant, elles réaffirment l’idée d’une marque établie. Après avoir contribué au développement de la fameuse bouteille « Cognaçaise » qui est aujourd’hui un standard régional, Léopold Gourmel innove une nouvelle fois avec l’utilisation d’étiquettes originales qui mêlent artistiquement papier et métal.

En dehors de sa gamme principale, Léopold Gourmel propose également des millésimés. J’ai eu la chance de déguster un Cognac de mon année de naissance pour la première fois ! Un 1990 de Grande-Champagne s’il-vous-plaît… je n’oublierai pas cette expérience! Ce Cognac était très harmonieux, très élégant, fin et profond, vif et crémeux à la fois, équilibré à souhait entre le fruit et les épices.

Gourmel Attitiude

Fin

En conclusion, quel Cognac ai-je préféré? Il est impossible de se prononcer! Cela dépend des circonstances, de la saison, de l’humeur du moment, …

Merci à Olivier Blanc pour sa passion qui le pousse à innover sans cesse et à faire découvrir ses Cognacs à travers le Monde.

Meukow « de l’ambre à la lumière »

Fondée en 1862, la Maison Meukow a célébré ses 150 ans en 2012 et inauguré, à cette occasion, un espace de travail et d’accueil situé en plein cœur de la ville de Cognac ; un circuit de visite « de l’ambre à la lumière », entouré de chais et bureaux. En Charente, qui n’a pas entendu parler de cet investissement colossal de plus de 2 millions d’euros réalisé par la famille Coste ?

meukow

Dans une interview effectuée en 2010 par le Journal Sud-Ouest, le dirigeant de la maison familiale annonçait : « Nous pourrions attirer entre 3 000 et 4000 visiteurs par an. Plus que la quantité, ce qui nous anime, c’est l’envie de surprendre. »

La surprise? Je l’ai expérimentée la semaine dernière en visitant pour la première fois ce circuit touristique. La maison Meukow, en sa qualité de négociant, ne possède pas de vignoble et la visite proposée est originale. Peu d’explications sont données sur les crus du vignoble et la distillation charentaise. L’idée est de susciter l’émotion chez le spectateur. J’ai été transportée par la magie et la beauté des lieux. Les bâtiments superbement rénovés étaient sublimés par la mise en scène de l’univers Cognac Meukow.

meukow-cognac

Au plaisir des yeux, il convient d’ajouter celui des papilles. La visite s’est prolongée par la dégustation de 3 produits puis d’un déjeuner au restaurant «  Chai Meukow ».

* Meukow VSOP Superior Cognac

  • Age : 12-15 ans
  • Crus : Fins bois en majorité, Petite et Grande Champagne
  • Notes : Doux et agréable. Boisé délicat. Très facile à boire, ce VSOP présente un caractère fruité (fruits à noyau joliment mûris) sur fond d’épices douces (vanille, cannelle).

* Meukow VS Vanilla Cognac

  • Description : Un assemblage de Cognac et d’arômes naturels de vanille.
  • Notes : Parfum envoûtant de fleurs de vanille et d’hibiscus. La bouche, légèrement trop sucrée à mon goût, révèle des saveurs exquises de crème brûlée au caramel.

* Meukow Xpresso Liqueur

  • Description : Un assemblage de Cognac et d’arômes naturels de café.
  • Notes : N’étant pas une consommatrice de café, j’ai été agréablement surprise par l’harmonie de cette liqueur. A conseiller pour les adeptes du café au cognac en fin de repas, et pour les autres aussi 😉

Bien entendu, ces impressions n’engagent que moi et je vous encourage à déguster ces produits, découvrir les lieux et poster vos commentaires !

La marque à la panthère souhaitait se différencier des circuits des autres maisons de négoce (Rémy-Martin, Hennessy, Martell, Château Otard,…). Je pense qu’elle a réussi son pari.

Pour connaître l’âge d’un cognac

Le Cognac est complexe. Il est généralement l’art d’un assemblage d’eaux-de-vie issues d’une multitude de terroirs, mais également de différents millésimes.

Est-il possible de connaître l’âge d’un cognac en observant l’étiquette ?

Sur proposition du Bureau National Interprofessionnel du Cognac (BNIC), le Commissaire du Gouvernement a validé et publié, le 23 Août 1983, la liste des dénominations commerciales utilisées en fonction de la durée de vieillissement du produit :

  • «V.S.», «***», «Sélection», «de Luxe», «Grand Choix», «Surchoix» et tous sigles ou expressions assimilés; Compte 2 = les Cognacs dont l’eau-de-vie la plus jeune a subi un vieillissement en fût de chêne d’au moins deux ans comptés à partir du 1er avril de l’année suivant la vendange. Il est important de souligner que, pour l’instant, « aucune expédition de Cognac à la consommation, tant en France qu’à l’étranger, ne peut être prélevée sur un compte de vieillissement inférieur au compte 2. »
  • «Supérieur» et tous sigles ou expressions assimilés; Compte 3 = les Cognacs dont l’eau-de-vie la plus jeune a subi un vieillissement en fût de chêne d’au moins trois ans comptés à partir du 1er avril de l’année suivant la vendange.
  • «V.S.O.P.», «V.O.», «Vieux», «Réserve» et tous sigles ou expressions assimilés; Compte 4 = les Cognacs dont l’eau-de-vie la plus jeune a subi un vieillissement en fût de chêne d’au moins quatre ans comptés à partir du 1er avril de l’année suivant la vendange.
  • «Napoléon», «X.O.», «Très Vieux», «Vieille Réserve», «Extra», «Royal», «Hors d’Âge» et tous sigles ou expressions assimilés; Compte 6 (passage à Compte 10 en 2018) = les Cognacs dont l’eau-de-vie la plus jeune a subi un vieillissement en fût de chêne d’au moins six ans comptés à partir du 1er avril de l’année suivant la vendange.

D’un point de vue officieux, les qualités «V.O.» (Very Old), «Vieux» et «Napoléon» sont généralement vendues en tant qu’intermédiaires entre un «V.S.O.P.» et un «X.O.». De même, la qualité «Extra» est considérée plus vieille que la qualité «X.O.». Quant à la mention «Hors d’Age», elle fait référence à un très vieux cognac, distingué par sa classe et son âge exceptionnel… hors du temps.

Pour toutes les désignations mentionnées ci-dessus, le règlement officiel précise également que l’ajout d’un mot amplifiant l’âge entraînera obligatoirement le prélèvement dans le compte d’âge immédiatement supérieur, sauf s’il s’agit de produits relevant du compte 6 (passage à compte 10 en 2018). Exemple : l’ajout de «Grande» au mot «Réserve» classifié Compte 4, donnera «Grande Réserve» classifié Compte 5.

Par délégation de la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) la gestion des comptes est assurée par les services du BNIC qui procèdent à l’homologation des étiquetages et au contrôle des âges.

Attention ! L’âge d’un cognac est celui de la plus jeune eau-de-vie qui rentre dans l’assemblage. Les termes détaillés précédemment indiquent le vieillissement minimum obligatoire en fût de chêne ; il ne s’agit donc pas de l’âge du Cognac contenu dans la bouteille ! Par exemple, certains producteurs proposent des Cognacs V.S. relativement vieux, alors que d’autres sont plus intéressés par le coût de production. En grande surface, le V.S. des marques de distributeur n’excèdera que rarement les 2 ans de vieillissement. A l’opposé, dans les magasins spécialisés ou à la propriété, certains V.S. de qualité ont plus de 6 ans ; ils pourraient être appelés X.O.! D’une manière générale, les maisons et producteurs de Cognac utilisent des eaux-de-vie beaucoup plus âgées que le minimum requis. Elles peuvent avoir vieilli pendant plusieurs dizaines d’années pour les désignations les plus prestigieuses.

Face à cette opacité et cette multitude de dénominations, le consommateur se sent souvent perdu. Nous vous conseillons de retenir les termes les plus utilisés : les anglophones «V.S.» (Very Special – 2 ans minimum), «V.S.O.P.» (Very Superior Old Pale – 4 ans minimum) et «X.O.» (Extra Old – 6 ans minimum, bientôt 10), et le français «Napoléon» (6 ans minimum).

Globalement et pour simplifier… un V.S. correspond à 2-5 ans d’âge, un V.S.O.P à 5-10 ans, un Napoléon est situé quelque part entre un V.S.O.P. et un X.O. (soit environ 8-20 ans), et un X.O. aura entre 15 et 30 ans. Naturellement, dans une gamme de produits, il sera plus vieux que les autres qualités!

A la différence de l’Armagnac ou du Whisky, il est difficile de trouver des Cognacs millésimés. Pourquoi?

  1. Chaque millésime possède des caractéristiques différentes. Avant tout, le Cognac est un assemblage harmonieux, un subtil équilibre alliant des millésimes charnus, droits, courts, longs, fruités, floraux, discrets, puissants, …
  2. La réglementation est très stricte. Faute de pouvoir contrôler avec certitude des millésimes victimes de fraudes, le BNIC avait même pris la décision, en 1962, d’en interdire la commercialisation. Cette interdiction a été levée en 1989, mais la législation est draconienne. Pour prouver l’âge exact du Cognac, certaines entités, telles que la maison Delamain ont eu recours à la méthode de datation carbone 14, combinée à une traçabilité irréprochable. Désormais, barriques et tonneaux millésimés doivent être scellés et répertoriés en présence d’un représentant assermenté, l’année de production. Idem pendant toute la durée du vieillissement, qu’il s’agisse d’une prise d’échantillon, d’un transfert, d’un inventaire ou d’une mise en bouteilles. Par conséquent, le Cognac millésimé coûte cher à produire et cela se ressent sur le prix de vente…

A savoir… Contrairement au vin, le Cognac n’évolue pas sous verre. Il ne vieillit qu’en barrique, à travers les pores du bois de chêne. Comme tous les alcools forts, il conserve toute sa vie l’âge qu’il avait lors de sa mise en bouteilles. Vous pouvez donc vous empresser d’ouvrir et apprécier les bouteilles de Cognac précieusement conservées dans votre bar…

Bonne dégustation!

Les expéditions de cognac augmentent de 7% les 12 derniers mois: 160 millions de bouteilles

Le BNIC (Bureau national interprofessionnel du cognac) communique sur les expéditions de cognac: Une progression de 7% les douze derniers mois:

  • 450.000 hectolitres d’alcool pur
  • 160,2 millions de bouteilles
  • le marché US/Canada baisse de -0,4%
  • + 5% de croissance pour le marché européen
  • le marché asiatique avec une augmentation importante +16%
Expeditions 5 ans (BNIC)

Évolution des expéditions de Cognac dans le monde (BNIC)

Le Directeur du BNIC, Catherine LE PAGE constate:

« Le développement du Cognac en Extrême-Orient est
toujours aussi important notamment le marché des
qualités supérieures. »

 

Les principaux marchés du Cognac en 2010/2011 (BNIC)

Les principaux marchés du Cognac en 2010/2011 (BNIC)

Voila les details & faits:

Aléna

  • – 0,4 %
  • 139 711 hl AP
  • 49,9 millions de blles

Europe

  • + 5,0 %
  • 132 072 hl AP
  • 47,1 millions de blles

Extrême-Orient

  • + 16,6 %
  • 158 400 hl AP
  • 56,6 millions de blles

Autres pays

  • + 8,7 %
  • 18 536 hl AP
  • 6,6 millions de blles
Expéditions de Cognac par désignation de vente (BNIC)

Expéditions de Cognac par désignation de vente (BNIC)

par désignation de vente (VS, VSOP, Qualités Vieilles)

VS + 2,4 %
198 926 hl AP 71,0 millions de blles
VSOP + 8,4 %
184 572 hl AP 65,9 millions de blles
QV + 19,9 % (Vieux)
65 221 hl AP 23,3 millions de blles

Source: Bnic

Rémy Martin complète son offre: Chocolat, Louis XIII Jéroboam, VSOP Festival de Cannes et Urban Lights

La maison Rémy Martin se lance dans les diversification de ses produits de Cognac, dans tous les niveaux de qualité.

Rémy Martin VSOP Urban Lights

Rémy Martin VSOP Urban Lights

Patrick Piana, directeur général de Rémy Martin:

« L’enjeu autour du Louis XIII est à la fois de construire la marque autour de la notion de désir et d’en gérer la rareté. Il s’agit aussi de faire vivre une expérience lors de l’achat, comme pour toute griffe de luxe, sans forcément disposer de points de vente spécifiques »

 

La maison présente des éditions limitées comme  des Cognac VSOPs« Festival de Cannes » et  « Urban Lights », mais aussi des partenariat avec des marques comme La Maison du Chocolat pour un Coffret XO Excellence. Rémy Martin a également lancé la version jéroboam du cognac Louis XIII.

La maison de négoce renforce des activités de tourisme et visites sur les sites de production en Charente, Cognac.

Le chiffre d’affaires des cognacs Rémy Martin est 486 millions d’euros (2010-2011)
54 % des ventes réalisées en Asie, 30% en Amérique et à l’Europe 15%.

Source: Les Echos